Sur les hauteurs de Sète, Mon Concept Habitation a revu l’aménagement et la décoration d’une résidence secondaire destinée à la location saisonnière. Livré par l’agence de Montpellier, le projet Les Tonnelles porte sur une rénovation partielle de 120 m², avec un budget compris entre 150 000 et 200 000 euros. L’intervention ne cherche pas à transformer radicalement la maison, mais à installer une atmosphère cohérente, tournée vers l’été, les usages collectifs et le rapport au paysage.

À Kuala Lumpur, l’Hotel Indigo prend place en bordure de la réserve forestière de Bukit Nanas, l’un des derniers fragments de forêt tropicale conservés au cœur de la ville. Cette proximité avec la nature constitue le point de départ du projet mené par le studio londonien G.A Group. L’hôtel s’ouvre sur le paysage urbain en faisant référence à son environnement végétal, dans une écriture intérieure qui associe matériaux bruts, motifs locaux et atmosphère enveloppante.

Dans le sud-ouest de l’île Maurice, le Domaine d’Anbalaba développe un art de vivre tropical où la décoration accompagne directement le paysage. Intégré au village de pêcheurs de Baie du Cap, le programme associe villas, appartements et terrains à bâtir, avec des infrastructures touristiques comme un écolodge, un spa ou un restaurant. Ses Villas Nomadic, conçues par Nomadic Resorts selon une approche bioclimatique inspirée de l’architecture créole mauricienne, prolongent cette logique d’habitat ouvert, lumineux et attentif à son environnement.

Courbes enveloppantes, matières tactiles, couleurs minérales, formes inspirées du vivant : le design organique s’impose comme une réponse sensible aux intérieurs trop rigides. Plus qu’un effet de style, il traduit une recherche d’équilibre entre confort, fluidité et atmosphère.

Dans son panorama hiver 2026, l’Union française des tapis et moquettes met en avant une filière du sol textile traversée par plusieurs enjeux convergents : personnalisation, design organique, coloris sophistiqués, durabilité et circularité. Les dernières propositions de ses adhérents montrent comment la moquette et les dalles textiles dépassent leur fonction de revêtement pour participer pleinement à l’identité d’un lieu, par la couleur, la texture, le motif ou la composition.

BoConcept inscrit sa saison estivale dans une lecture adoucie de l’habitat, où le design danois se rapproche d’une esthétique plus organique. Les lignes basses, les formes enveloppantes, les teintes lumineuses et les matières naturelles composent des intérieurs plus souples, pensés pour laisser circuler la lumière autant que les usages. L’enjeu n’est pas seulement décoratif : il s’agit de créer des pièces capables d’accompagner des modes de vie plus fluides, entre espaces ouverts, appartements urbains et lieux de réception ponctuels.

Avec la collection Couro, Let’s Pause explore une voie très directe du design organique : partir d’une matière végétale existante, conserver ses irrégularités, puis l’amener vers l’objet lumineux. Développée à partir de feuilles de palmier américain, la collection transforme ce que la nature rejette en abat-jour translucides, cousus à la main, où chaque pièce conserve une part d’unicité.

Dans la salle de bains, les lignes se détendent. Après des années dominées par des volumes très géométriques, des surfaces nettes et des compositions presque architecturales, le design organique gagne aussi du terrain. Courbes plus enveloppantes, matières douces au toucher, teintes naturelles, finitions mates ou minérales… La salle d’eau ne se pense plus seulement comme une pièce fonctionnelle, mais comme un espace sensible, où chaque élément participe à une atmosphère d’ensemble.

À Èze, Caroline Tissier signe la rénovation du restaurant gastronomique de La Chèvre d’Or, établissement doublement étoilé au Guide Michelin. Porté par l’arrivée du chef Tom Meyer, Meilleur Ouvrier de France 2023, le projet repense en profondeur un lieu qui n’avait pas connu de transformation majeure depuis une dizaine d’années. L’architecte d’intérieur y compose un décor contemporain, minéral et enveloppant, directement nourri par la situation du restaurant : un village accroché à la montagne, une vue à 180 degrés sur la Méditerranée et un environnement marqué par la pierre, la lumière et les oliviers.

Recevoir ne relève plus seulement du rituel. La table s’impose comme un espace de projet, où se rencontrent mobilier, objets et usages. Derrière les grandes tablées comme les configurations plus resserrées, une même exigence s’affirme : composer un cadre capable d’accueillir sans contraindre, d’organiser sans figer. L’art de la table engage dès lors une réflexion élargie, portée autant par les manufactures historiques que par de nouveaux acteurs venus du design et de l’aménagement intérieur.
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