Chaville : Ateliers 115 façonne un habitat structuré par l’eau Au 521 avenue Roger-Salengro, à Chaville, Ateliers 115 signe pour Linkcity un ensemble de 59 logements mixtes et deux locaux commerciaux développé avec le groupe CDC Habitat et JAIPH2I. Situé entre les forêts de Meudon et de Fausses-Reposes, à la jonction d’une avenue commerçante et d’un tissu pavillonnaire, le projet s’inscrit dans le Pacte pour un Urbanisme Responsable de la ville en visant la performance RE 2020 niveau 2025, le réemploi de matériaux, la certification NF Habitat HQE territorialisée et le label BiodiverCity. Sa particularité est d’intégrer l’eau comme outil discret de conception paysagère, en cohérence avec la trame verte et bleue communale.
Habiter le paysage : quand le site devient la première matière du projet Concevoir une architecture pleinement liée à un paysage implique d’abandonner l’idée d’un terrain neutre. En contexte rural, forestier ou montagnard, le projet naît d’éléments déjà présents : arbres remarquables, pentes affirmées, structures existantes, zones d’ombre et d’ensoleillement, qualité des sols.
Habiter le paysage dans le cirque de Lescun : deux granges réhabilitées en refuges contemporains Simon Barret Architecte À Lescun, dans la vallée d’Aspe, Simon Barret Architecte transforme deux granges bergères adossées à la pente en un refuge familial et un dortoir estival. L’ensemble, typique des estives pyrénéennes, s’ouvre sur le cirque de Lescun et retrouve une vocation d’abri après une longue période d’abandon. L’intervention s’appuie sur la matérialité pierre/bois et sur une reconversion fidèle aux volumes existants, tout en intégrant des usages contemporains.
À Valle de Bravo, House 720 Degrees comme refuge circulaire inscrit dans le site Fernanda Canales À Valle de Bravo, au Mexique, Fernanda Canales imagine House 720 Degrees comme un dispositif géométrique et optique qui double le parcours visuel ordinaire. Le projet naît d’un patio central et de la façon dont les mondes intérieur et extérieur peuvent interagir. Pensée comme une horloge solaire enregistrant le passage du temps, cette maison autonome se transforme au fil de la journée : elle oriente ses ouvertures vers la montagne et le volcan visibles depuis le périmètre extérieur, puis, une fois la nuit tombée, se recentre autour de sa cour circulaire.
Habiter le paysage à Pouilly : une maison réhabilitée entre ancrage et suspension Atelier Victoria Migliore À Pouilly, dans le Vexin, Atelier Victoria Migliore transforme une bâtisse en moellons et silex adossée à une colline boisée, où l’ombre domine une grande partie de la journée. La maison d’origine, marquée par une charpente ancienne et une matérialité brute, a été réhabilitée avec l’objectif de révéler son identité plutôt que de la modifier. Les cloisons et revêtements ajoutés au fil du temps ont été déposés pour libérer les volumes et restituer la texture minérale du bâti. L’enduit retiré et les volets décapés mettent en lumière les éclats de silex et les irrégularités du moellon, redonnant à la construction son ancrage dans le paysage du Vexin.
À Uzurat, un centre de loisirs qui s’installe dans le paysage comme un refuge habité Atelier Quatre et r2k architectes Sur un ancien camping municipal de trois hectares situé près d’un lac et bordé d’un boisement dense, Atelier Quatre et r2k architectes réalisent un centre de loisirs avec hébergement pensé comme une immersion dans le paysage. Inauguré en octobre 2025, l’équipement accueille jusqu’à 200 enfants et fonctionne à la fois pour les temps périscolaires et les classes vertes. Le site conservé dans sa configuration originelle, notamment ses arbres remarquables et quatre des anciennes maisons, sert de socle à une architecture fondée sur des matériaux naturels, une sobriété constructive et une forte continuité d’usage récréatif.
Des bâtis hétérogènes, des réponses adaptées : la réhabilitation comme mécanique de précision Aborder un bâtiment existant revient d’abord à en comprendre la structure, les matériaux, l’histoire, et surtout les limites imposées par son état ou par son contexte urbain. Maison individuelle, ensemble urbain dense ou résidence patrimoniale : ces opérations partagent une même exigence de justesse face à l’existant. Loin d’un modèle unique, elles révèlent une pluralité de démarches, où la transformation repose sur l’analyse fine du bâti, la maîtrise des ressources et une attention constante portée aux usages, au contexte et à la mémoire des lieux.
Le 23 Architecture réhabilite la résidence Le Calvaire à Toulouse pour Toulouse Métropole Habitat Conçue entre 1926 et 1929, la résidence Le Calvaire figure parmi les premiers ensembles de logements sociaux édifiés à Toulouse. Situé au 159 rue du Férétra, dans le quartier d’Empalot, cet ensemble remarquable par son écriture Art Déco fait aujourd’hui l’objet d’une réhabilitation d’envergure menée par Toulouse Métropole Habitat, avec une maîtrise d’œuvre architecturale confiée à Le 23 Architecture. L’opération vise à conjuguer préservation patrimoniale, amélioration du confort et performance environnementale, sans altérer la lecture historique des bâtiments.