La réhabilitation lourde du « 206 Lafayette », menée par le Groupe Redman pour La Financière Saint-James et le groupe Madar, vient d’être distinguée aux Grands Prix SIMI 2025 dans la catégorie « immeuble mixte tertiaire ». Cette opération d’environ 10 300 m², conçue par DATA Architectes et THINK TANK Architecture, avait déjà reçu le Prix d’Architecture 10+1 et l’Équerre d’Argent 2024. Le jury récompense une transformation complexe portant sur neuf bâtiments hétérogènes dont les niveaux de vétusté, les matériaux et les écritures architecturales différaient fortement. Le projet, initié avant l’adoption du PLU bioclimatique de Paris, en a toutefois anticipé les grands principes en privilégiant la conservation, le réemploi et la performance environnementale.

À Carry-le-Rouet, sur la Côte Bleue, l’agence AT – Céline Teddé & Jérôme Apack architectes signe Le Très Petit Collectif, un projet de transformation qui prend le contrepied des logiques de démolition-reconstruction. À partir d’une maison familiale construite dans les années 1950, le projet propose la création de trois logements indépendants, en s’appuyant sur l’existant et en limitant strictement l’impact sur le sol et le paysage pavillonnaire.

À mesure que la santé s’impose comme un enjeu public majeur et que les parcours de soin se complexifient, l’architecture est attendue ailleurs que sur le seul terrain de la performance technique. Dans les établissements de santé, comme dans les lieux de travail ou l’habitat, la question n’est plus seulement de construire « conforme », mais de concevoir des environnements qui réduisent la fatigue, rassurent, facilitent l’orientation, préservent l’intimité et soutiennent des rythmes de vie plus stables. 

Vient de paraître aux Éditions deux-cent-cinq, dans la collection AAA, Architecture patiente documente trois structures hospitalières conçues par l’Atelier d’architecture Tolila + Gilliland à Chevilly-Larue, Soisy-sur-Seine et Meulan-en-Yvelines. Trois lieux distincts, un même objet : accueillir, écouter, interagir, prendre soin et accompagner des personnes fragilisées par des troubles psychiatriques entravant leur autonomie, enfants comme adultes. L’ouvrage s’inscrit dans une réflexion attentive sur la manière dont l’architecture peut soutenir des parcours de soin sans les contraindre, en composant avec la complexité des situations humaines, médicales et institutionnelles.

À Münsterlingen, en Suisse, la nouvelle Haus T de la Clinique psychiatrique de Münsterlingen propose une lecture renouvelée de l’architecture de soin, où l’espace, la matérialité et la lumière participent directement au cadre thérapeutique. Conçu par le bureau Scheitlin Syfrig Architekten AG à Lucerne, ce bâtiment en bois marque la première extension construite depuis quarante ans sur le site hospitalier. Il s’insère entre l’ancienne conception et la maison communale, tout en affirmant une écriture architecturale distincte, pensée pour répondre aux enjeux contemporains de la psychiatrie.

À mesure que les bâtiments se chargent de capteurs, d’automatismes et de systèmes correctifs, une question s’impose dans le débat architectural : la performance passe-t-elle nécessairement par l’accumulation de technologies ? 

Lauréat du Prix régional bois de la construction Nouvelle-Aquitaine 2025 et des Trophées du Développement Durable Dordogne-Périgord, L’oustaL est le résultat d’une démarche de co-conception réunissant CoCo architecture, Scapa architecte, Terren Périgord et les usagers des sept structures désormais regroupées dans le bâtiment. L’objectif était de concevoir un édifice frugal, exemplaire et ancré dans les savoir-faire du territoire, conciliant sobriété constructive, innovation et réversibilité.
Afficher plus

Book des Lauréats des MIAW

 
BOOKCOUVSTE 

d'architectures en kiosque

DA 325 COUV MAI2025SITE