Une maison des 50’s réemployée en habitat intergénérationnel par l'agence AT – Céline Teddé & Jérôme Apack architectes À Carry-le-Rouet, sur la Côte Bleue, l’agence AT – Céline Teddé & Jérôme Apack architectes signe Le Très Petit Collectif, un projet de transformation qui prend le contrepied des logiques de démolition-reconstruction. À partir d’une maison familiale construite dans les années 1950, le projet propose la création de trois logements indépendants, en s’appuyant sur l’existant et en limitant strictement l’impact sur le sol et le paysage pavillonnaire.Le projet s’inscrit dans un tissu résidentiel typique de l’après-guerre, caractérisé par des maisons individuelles issues d’une pensée urbaine aujourd’hui remise en question. Ce contexte constitue ici un terrain d’expérimentation pour une densification douce, pensée comme une réponse aux enjeux contemporains de logement, d’écologie et d’organisation familiale. Le maître d’ouvrage, attaché à cette maison construite avec son père, souhaitait en préserver la mémoire tout en l’adaptant à de nouveaux usages. L’agence a alors proposé de transformer l’existant plutôt que de le remplacer, en surélevant la construction par une ossature bois légère.Le bois occupe une place centrale dans le projet. Utilisé comme structure principale, il permet une intervention réversible et peu intrusive, tout en assurant un confort thermique et une qualité spatiale renforcée. Il agit comme un lien entre l’architecture d’origine et l’extension contemporaine, assumant à la fois un rôle structurel et atmosphérique. Ce choix constructif traduit une recherche de sobriété et une attention portée à la continuité du bâti.L’ensemble développe 140 m² de surface de plancher. Le rez-de-chaussée accueille un logement principal de type T3, tandis que l’étage regroupe un studio et une chambre avec salle de bain indépendante. Cette organisation permet une grande flexibilité d’usage. Le projet a été pensé comme un habitat évolutif et intergénérationnel, capable d’accueillir un enfant adulte, des proches âgés nécessitant une certaine autonomie ou encore une activité professionnelle exercée à domicile.Sur le plan environnemental, l’intervention repose sur un principe de confortement de l’existant. L’emprise au sol n’a pas été augmentée et les abords ont été désimperméabilisés afin de restituer au terrain sa capacité d’absorption naturelle. Les trois logements, tous traversants, favorisent la ventilation naturelle et limitent le recours aux dispositifs techniques. La structure bois est associée à des isolants légers, privilégiant des matériaux biosourcés et géosourcés. Les escaliers ont été réalisés à partir des chutes de panneaux, tandis que les revêtements extérieurs intègrent des pierres locales, dans une logique de réduction des déchets et de cohérence constructive. Visuels © : AT – Céline Teddé & Jérôme Apack architectes Précédent Suivant