Au 38 rue des Jeûneurs, dans le 2ᵉ arrondissement de Paris, le Studio Vincent Eschalier a réinterprété un plateau de 600 m² destiné à un jeune fonds d’investissement en privilégiant une atmosphère contemporaine et feutrée articulée autour d’une grande verrière centrale. L’objectif ici était de créer un lieu lumineux où les matières instaurent une intimité maîtrisée. La moquette noire Silky Seal 1219 d'Object Carpet a été choisie pour sa texture délicate, sa teinte apaisante mais aussi pour sa grande résistance, contribuant à l’équilibre esthétique et fonctionnel du projet. Posée en lés, elle sert de base visuelle et acoustique : elle absorbe les sons, adoucit les circulations et devient un fil conducteur discret dans l’ensemble du projet.

L’aménagement repose sur des circulations fluides et des perspectives rétablies malgré la profondeur du plateau. Le plafond sombre renforce l’enveloppe intimiste, tandis que des éléments brillants (table basse en polymiroir, aluminium texturé, marbres) ponctuent subtilement un environnement dominé par des surfaces mates et absorbantes. Les cloisons arrondies, très présentes, permettent de structurer les espaces sans rompre les volumes et accompagnent les lignes de fuite vers un puits de lumière naturel. Toute la réflexion porte sur la manière de cloisonner sans fragmenter, de laisser respirer les perspectives et de canaliser les déplacements autour de cette source lumineuse centrale.

La cohérence matérielle constitue l’un des ressorts majeurs du projet. Les matériaux sont sélectionnés pour dialoguer entre eux : le noyer des meubles et des plans de travail résonne avec le chêne de la salle de conférences ; l’aluminium net des piétements répond aux surfaces réfléchissantes ; le marbre accompagne les zones d’accueil en apportant une présence minérale et structurante. Chaque contraste est précisément calibré pour préserver l’équilibre esthétique.

Une partie du mobilier intégré, conçue par MVE-Collection, prolonge cette logique en s’inscrivant dans la continuité de l’architecture. Le mobilier ne vient pas habiller le lieu a posteriori : il en constitue l’un des prolongements naturels, renforçant l’unité et la cohérence de l’ensemble.



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