Giorgetti x Maserati : deux icônes, une même vision Après Milan, New York et Londres, la collaboration entre Giorgetti et Maserati fait escale à Paris depuis le 9 octobre dernier, dans l’écrin feutré du 10 rue de l’Abbaye, à Saint-Germain-des-Prés. L’occasion d’une installation repensée pour faire dialoguer design d’intérieur et automobile selon le savoir-faire italien. Présentée pour la première fois à la Milan Design Week 2024, cette collaboration met en regard deux disciplines dont les gestes diffèrent mais dont la quête d’excellence converge. Sous la direction de Giancarlo Bosio, directeur de la création de Giorgetti, et de Klaus Busse, responsable du design chez Maserati, la collection Giorgetti Maserati Edition et la Grecale Giorgetti Edition traduisent la rencontre d’un artisanat du confort et d’une ingénierie de la vitesse. Il ne s’agit pas ici d’un simple projet de co-branding, mais plutôt d’une rencontre naturelle entre deux identités qui partagent des valeurs communes. En d’autres termes : un projet où la ligne automobile devient prolongement du mobilier, et où l’objet domestique prend la mesure du déplacement.L’installation parisienne se lit ainsi comme un récit de matières. Depuis la rue, les vitrines révèlent des pièces emblématiques : à gauche, un espace de vie aux tons chauds où le canapé modulable Nereide dialogue avec les tables basses Ligea, contrastant cuir, bois et marbre. Le pouf Teti, le canapé Seidon et le tapis Neomeris composent, de leurs côtés, une atmosphère dense, presque organique, où la géométrie se fait douce. À droite, le fauteuil Hug et la table basse Ling rappellent la maîtrise du bois massif chère à la maison, entre puissance et retenue. Devant la boutique, la Maserati Grecale Giorgetti Edition (100 % électrique) s’impose comme sculpture mécanique. Sa teinte exclusive, Gleaming Dusk, et son intérieur pensé comme une « maison en mouvement » prolongent la cohérence esthétique entre les deux marques.À l’intérieur, la salle à manger s’organise autour de la table Floria en marbre Calacatta, conçue avec l’architecte d’intérieur Pierre-Yves Rochon, où les chaises Plume apportent leur douceur maîtrisée. Les compositions florales de Marianne Eriksen Scott-Hansen, réalisées avec The Spaceless Gallery, introduisent une respiration artistique, un contrepoint poétique à la rigueur du mobilier. Quelques objets de la collection Atmosphere, dont la table basse Kromis, la lampe Upward et la sculpture Blow, ponctuent l’espace et signent le soin du détail.En sous-sol, un nouvel aménagement condense l’esprit Giorgetti : un bureau, un salon, une salle à manger s’enchaînent en un parcours domestique où chaque pièce devient démonstration silencieuse de ce que l’Italie sait faire de mieux unir la précision à la sensualité. Visuels © : Maÿlis Devaux Précédent Suivant