À la suite d’un vote favorable des copropriétaires, le Groupe Giboire lance la réhabilitation de la Tour Bretagne, fermée depuis 2020. Conçu par PCA-STREAM & MAGNUM Architectes et Urbanistes, le projet transforme l’immeuble de bureaux de 1976 en un ensemble mixte et accessible, tout en conservant la silhouette emblématique du paysage nantais.

Le chantier s’ouvre à l’automne 2025 par une phase de curage et de désamiantage jusqu’à fin 2026. L’emprise se limitera alors à une partie de la place Bretagne (face à l’entrée de la Tour) et au droit du bâtiment rue du Pont-Sauvetout. La rue de l’Abreuvoir sera fermée aux voitures et réservée aux piétons et cycles ; l’accès automobile au parking public Bretagne par cette voie sera interrompu. Aucune autre restriction n’est prévue pour cette étape : tramway, cheminements piétons et vélos resteront en service. Les travaux de réhabilitation et d’extension suivront, avec un objectif de livraison en 2028-2029.

Le projet se compose de deux constructions indissociables. Côté place du Cirque, un bâtiment neuf de huit étages, en lieu et place du parking souterrain privé, accueillera un hôtel 4 étoiles d’un peu plus de 100 chambres et, à son dernier niveau, un restaurant avec terrasse accessible au public. Un escalier public reliera la rue de l’Arche-Sèche à la rue du Pont-Sauvetout. La Tour réhabilitée, accessible depuis la place de Bretagne, réunira en pied des surfaces commerciales, un espace de coworking et environ 1 000 m² de « jauge libre » destinés à des usages d’utilité sociale et culturelle ; l’implantation du projet Kejadenn (Agence Culturelle Bretonne) et de nouveaux espaces pour les Ecossolies sera étudiée. Sur près de 30 niveaux, environ 200 logements de typologies variées, en grande partie avec loggias, remplaceront les anciens plateaux tertiaires. Le 33e étage abritera un lieu de convivialité et de culture en rooftop ; le 34e un belvédère gratuit, ouvert à tous, à 107 m d’altitude, avec vue à 360° sur la ville, la métropole et l’estuaire.

La stratégie environnementale privilégie la réhabilitation à la démolition-reconstruction. La conservation de la structure permet d’économiser près de 7 000 tonnes de CO₂, correspondant à la préservation de plus de 14 000 m³ de béton et de 1 600 tonnes d’acier. Un diagnostic PEMD et des ressources réemployables ont identifié environ 166 tonnes de matériaux ; leur intégration sera recherchée en phase chantier, avec des filières locales. La conception bioclimatique optimise les façades et les apports pour limiter les besoins en chaud, en froid et en éclairage, avec simulations thermiques dynamiques intégrant les projections climatiques. La Tour sera raccordée au réseau de chaleur urbain ERENA, alimenté à 84 % par des énergies renouvelables et de récupération locales, supprimant tout recours aux énergies fossiles. Un réseau interne de valorisation des énergies fatales et la récupération de chaleur des eaux grises pour l’eau chaude sanitaire sont étudiés.

L’ouverture à la nature se traduit par des toitures et terrasses végétalisées, des treillis pour plantes grimpantes sur le socle rue de l’Arche-Sèche, des nichoirs et refuges pour la biodiversité, dont des aménagements spécifiques en toiture pour les faucons pèlerins. La toiture végétalisée du restaurant intégrera un système de récupération des eaux pluviales, estimé à environ 200 m³ d’eau économisée par an, destiné notamment à l’arrosage, aux sanitaires et à l’entretien. Le stationnement sera réduit à 160 places voitures, complété par plus de 250 emplacements vélos, et s’accompagnera d’une requalification des espaces publics entre la place de Bretagne et la place du Cirque.

 

Visuels © : PCA-STREAM



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