TAA Toulouse redéfinit l’entrée de ville avec la résidence seniors "Le 103" En lisière du périphérique toulousain, au 103 avenue de Rangueil, l’agence TAA inscrit une nouvelle résidence seniors dans un tissu urbain en pleine mutation. Composé de 96 logements répartis sur cinq niveaux, le bâtiment marque une transition : entre grands ensembles au nord, campus universitaires au sud, et un paysage en voie de densification.Le projet s’insère dans une avenue en transformation, où les maisons individuelles laissent progressivement place à une morphologie plus compacte. Trois résidences en R+4 ont déjà émergé dans l’alignement. Le 103 reprend ce gabarit et cet ancrage, tout en y injectant une écriture contemporaine. L’enjeu est double : structurer une séquence d’entrée de ville visible, tout en apportant une réponse fine à l’échelle du quartier.Le volume, en retrait de la rue, s’aligne avec les constructions récentes et s’adosse à la limite séparative Est. Ce choix permet de dégager un lien direct avec le jardin de Rangueil, jouxtant la parcelle, et de renforcer la qualité de l’espace public. Le projet établit un rapport de porosité maîtrisée entre résidence et quartier. La façade principale, rythmée par une trame régulière en brique rouge ponctuée de modules en teinte grise, compose une silhouette urbaine familière, mais non figée.La répétition des cellules d’habitation est dynamisée par un jeu de balcons saillants, disposés en quinconce. Ce dispositif anime le linéaire tout en évitant les effets de monotonie. Les loggias, en léger retrait, garantissent l’intimité des logements. Un soin particulier est porté aux ouvertures et à la relation intérieur/extérieur : les pièces de vie sont largement vitrées et prolongées par les balcons, avec un garde-corps transparent en partie centrale pour maximiser les vues vers le jardin. Ce rapport à l’espace végétal devient un élément structurant du confort résidentiel.En toiture, TAA opte pour une solution discrète mais efficace : des pans faiblement inclinés en acier, qui absorbent les équipements techniques sans rompre l’homogénéité formelle du projet. Invisibles depuis la rue, ils donnent l’illusion d’une toiture-terrasse dans la continuité des constructions voisines.L’ancrage au sol est pensé comme un seuil actif entre habitat et ville. Le rez-de-chaussée regroupe les espaces partagés et quatre logements, organisés autour d’un accès lisible. L’implantation sur la limite Est permet de substituer une haie vieillissante par une façade habitée qui dialogue avec le jardin de Rangueil et le parc des Roseaux en face. Ce geste transforme un élément de séparation en lien, et redonne au végétal une fonction fédératrice dans un secteur densifié. Visuels © : Philippe Rol Précédent Suivant