Alexandre Danan et Raluca Urseanu signent la renaissance de l’Hôtel Le Belmont Paris Installé dans un immeuble haussmannien de la rue de Bassano, l’Hôtel Le Belmont Paris cultive depuis plus de 70 ans l’esprit d’une maison de famille discrète au cœur du Triangle d’Or. Dernier chapitre en date de cette histoire familiale, la rénovation orchestrée par Alexandre Danan et Raluca Urseanu affirme une volonté claire : retrouver l’essence classique du lieu en s’éloignant des codes modernistes.Engagés dès 2013 par Walid Temimi, directeur général et héritier du projet familial, les deux architectes ont plongé dans l’univers romantique français pour réinventer les espaces de l’hôtel. Leur approche : miser sur des volumes lumineux, des matériaux nobles et un dialogue subtil entre tradition et confort contemporain. Dès le lobby, le ton est donné. Pierres au sol, colonnes de marbre et luminaires Art Déco accompagnent le visiteur vers un patio abritant un majestueux olivier.Les 74 chambres et suites déclinent une atmosphère feutrée inspirée de la Belle Époque, avec des clins d’œil appuyés au Second Empire. Le mobilier, dessiné sur mesure par Henryot & Cie, ébéniste historique de l'Opéra Garnier, côtoie des éléments réalisés par Dissidi, spécialiste parisien de la réplique de meubles anciens. Chaque chambre est habillée de moquettes britanniques Hartley tissées selon la méthode Axminster, de miroirs aux cadres ouvragés et de têtes de lit en velours tendu, conçues comme des drapés.Le choix des matières souligne une exigence rare : acajou, velours, bronze doré, pierre massive pour les salles de bains, où se mêlent douches à l’italienne et baignoires spacieuses. Certaines chambres offrent une vue dégagée sur les toits parisiens, tandis que la Suite Impériale, avec sa terrasse privative et son hammam en granit, incarne l’expression la plus aboutie de cet art de vivre feutré.Dans les espaces communs, Alexandre Danan et Raluca Urseanu poursuivent cette partition élégante. Le Bar, dominé par un comptoir en acajou et rythmé par de grands miroirs, joue la carte de l’intimité et du raffinement. Le Boudoir, espace indépendant et privatisable, prolonge cette atmosphère confidentielle autour de dégustations de vins, de spiritueux et de snackings issus de la carte du bar.Par petites touches, Danan et Urseanu insufflent également une dimension orientaliste à l’ensemble, inspirée par l’imaginaire du XIXe siècle : coussins brodés, tableaux équestres, références subtiles aux Lettres persanes.Visuels © : Christophe Bielsa Précédent Suivant