L'hôtel Maison Barrière VENDÔME et sa décoration orchestrée par Daniel Jibert Nichée sur l’une des places royales les plus emblématiques de la capitale, la Maison Barrière Vendôme célèbre l’art de vivre à la française à travers un projet d’exception. Derrière une façade historique datant de 1802, signée par les architectes Charles Percier et Pierre Léonard Fontaine, cet hôtel cinq étoiles rend hommage à vingt-sept figures féminines iconiques, incarnant l’élégance et l’inspiration qui traversent les siècles.L’histoire de ce lieu unique prend un tournant en 2019, sous l’impulsion de Corinne Evens, qui imagine une adresse d’exception alliant hôtellerie de luxe et bien-être. Sept ans de travaux orchestrés par l’agence DVVD et l’architecte Benoît Prédine ont permis de transformer intégralement le bâtiment, tout en respectant son caractère patrimonial sous l’égide des Bâtiments de France. L’escalier en charpente, élément structurant du lieu, a fait l’objet d’une restauration minutieuse, tandis que la double hauteur du deuxième étage a été rétablie, offrant à nouveau toute sa majesté à l’édifice.Le décor de la Maison Barrière Vendôme porte la signature de Daniel Jibert, architecte d’intérieur et décorateur, qui a su orchestrer un dialogue entre héritage et modernité. Pour préserver le cachet du lieu tout en l’inscrivant dans son époque, il s’est entouré des meilleurs artisans français. Tissus Pierre Frey, appliques en cristal de chez Baguès et Lalique, poignées de porte en mosaïque signées Sicis… chaque détail participe à l’atmosphère feutrée et sophistiquée. Une porte monumentale en bronze, imaginée par Clémentine de Chabaneix, introduit les visiteurs dans le bar-restaurant, inspiré de l’univers de Frida Kahlo. Là, le bois exotique sculpté par Thierry Martenon dialogue avec des luminaires en verre de Murano signés Aristide Najean, tandis que les murs se parent de réinterprétations de l’artiste mexicaine.La cour intérieure se distingue par un pavillon à l’exosquelette en lames d’acier conçu par l’agence DVVD. Contrastant avec l’architecture classique, cette structure contemporaine, habillée de zelliges méditerranéens, s’intègre harmonieusement à la végétation environnante et abrite désormais le restaurant.L’hôtel repose sur un concept unique : chacune des 27 chambres et suites est dédiée à une femme ayant marqué Paris. Pour retranscrire leur univers, Daniel Jibert s’est inspiré d’archives et de photographies d’époque, jouant avec les textures et les couleurs. « Le tissu symbolise les multiples dimensions de la vie d’une femme – sociale, professionnelle, privée et intime », explique-t-il. Cette vision transparaît dans les têtes de lit monumentales aux formes arrondies, véritables totems en hommage à ces figures emblématiques.De Marie Curie à Audrey Hepburn, en passant par Nina Simone, chaque suite révèle une interprétation subtile de ces personnalités. La suite Maria Callas, par exemple, s’imprègne de son Palais Jaune en Toscane avec des tissus en soie Prelle aux motifs XVIIIe siècle, tandis que la suite Marlène Dietrich adopte une ambiance californienne avec des imprimés palmiers de chez Pierre Frey. Quant à la grande suite George Sand, installée sous les combles, elle a été pensée comme un véritable appartement privé. Avec son salon, sa salle à manger et sa cuisine équipée, elle accueille des événements intimistes ou des dîners orchestrés par un chef.Visuels © : Maison Barrière Vendôme Précédent Suivant