Reda Amalou : l’art de la continuité… jusqu’à l’outdoor Depuis près de trois décennies, l’architecte Reda Amalou impose une vision holistique de la création. Entre l’agence AW2 et sa maison d’édition éponyme, il abolit les frontières entre les échelles pour placer l’expérience et la matière au cœur de son écriture.Fondée en 1997 aux côtés de Stéphanie Ledoux, AW2 s'est imposée comme une signature incontournable de la scène internationale. De Paris à Hô-Chi-Minh-Ville, en passant par Montpellier et Genève, le duo déploie une méthode rigoureuse où le projet ne se contente pas d'occuper un site : il l'épouse. Qu’il s’agisse de l’hôtellerie de luxe (Six Senses Crans-Montana), de concepts hybrides (Wink Hotel) ou de retraites éco-responsables (Coucou Cabanes), chacune de ses réalisations est ainsi une réponse aux spécificités locales. Avec lui, le luxe ne réside pas dans l’ostentatoire, mais dans une sobriété durable, une attention chirurgicale aux usages et une écoute attentive du climat.En 2013, Reda Amalou franchit une nouvelle étape en fondant Reda Amalou Design avec Nathalie Elmaleh. L’objectif ? Transposer son vocabulaire formel à l'objet. L’architecte devient alors éditeur, explorant des matériaux nobles (bois, bronze, cuir) pour donner naissance à des pièces à la présence presque sculpturale. Une quête de justesse qui a d'ailleurs séduit les institutions : plusieurs de ses créations ont déjà rejoint les collections du Mobilier national, témoignant de l'excellence de ses collaborations avec les artisans d'art.Aujourd'hui, c'est vers l'extérieur que Reda Amalou porte son regard. Une évolution qui résonne comme une évidence pour cet architecte du paysage. Cette première collection "Outdoor" adapte les codes de la maison aux contraintes du plein air sans rien sacrifier à l'esthétique avec notamment la ligne Auguste qui s’impose tel un dialogue entre la robustesse de l’iroko, la souplesse des cordes et le confort des tissus techniques. Ou encore ses célèbres tables DOT qui conservent leur silhouette iconique, désormais prêtes à habiller terrasses et jardins grâce à des finitions résistantes aux intempéries. En déplaçant son curseur vers l'extérieur, Reda Amalou confirme sa maîtrise de la "perception globale" : celle d'un espace où l'architecture et l'objet ne font plus qu'un, sous le ciel comme sous un toit. Visuels © : Reda Amalou Précédent Suivant