Couleur de l’année : Cloud Dancer, une lumière qui s’installe Pantone 11-4201, baptisé Cloud Dancer, s’impose en 2026 comme une teinte qui dépasse largement l’idée d’un blanc neutre. Présentée par le Pantone Color Institute comme « pure, douce, presque immatérielle », elle agit surtout comme une matière de lumière. Son rôle n’est pas de recouvrir, mais de révéler : révéler les volumes, les transitions, et la façon dont la clarté circule dans un intérieur.Cette capacité se lit dans les objets du quotidien, notamment dans le design lumineux. Dans les pièces en porcelaine biscuit ou émaillée de Meljac, Cloud Dancer diffuse une lumière très douce, presque cotonneuse, qui homogénéise les surfaces sans brillance excessive. À l’inverse, lorsqu’elle apparaît sur du verre trempé (comme dans les éléments de la collection Pierrot) la teinte se charge d’une profondeur plus vive : elle capte la lumière, l’amplifie, et s’accorde naturellement avec des finitions métalliques comme le laiton, le nickel ou le chrome clair. Chez Meljac, l’interrupteur devient ainsi un point de passage visuel entre l’éclairage naturel et l’éclairage artificiel, intégré à l’espace au lieu de s’y superposer.Cette même logique se retrouve dans des objets techniques plus affirmés, comme ceux développés par Sammode, où Cloud Dancer accompagne des lignes très épurées. Sur les structures en verre borosilicaté ou en polycarbonate, le blanc lumineux souligne la précision des assemblages. La lumière artificielle ne crée plus un effet : elle structure l’espace, rend les volumes lisibles et installe une atmosphère stable qui évolue sans rupture au fil de la journée.Plus largement, Cloud Dancer devient un fil conducteur dans la sélection de luminaires proposée par Nedgis. Une diversité de signatures, Miguel Milá, Taf Architects, Mathieu Lehanneur, Marco Spatti & Marco Pietro Ricci, y trouve un terrain commun grâce à cette teinte qui agit comme un fond lumineux. Sur un globe opalin, un verre travaillé ou une silhouette organique, la couleur laisse s’exprimer les lignes et les proportions sans les absorber. Elle offre un socle doux, presque silencieux, à des objets dont l’identité formelle demeure intacte.Dans tous ces usages, Cloud Dancer dessine la même intention : une lumière qui ne cherche pas à dominer mais à accompagner. Elle lie les objets entre eux, relie l’architecture à ceux qui l’habitent, et fait de la clarté un élément de continuité. Plus qu’une couleur de tendance, elle devient une manière de composer l’espace à partir de la lumière elle-même. Visuels © : Meljac, Sammode / Morgane Le Gall, Nedgis Précédent Suivant