Mathias Kiss, invité d’honneur de Moderne Art Fair 2025 Pour son édition 2025, Moderne Art Fair installe place de la Concorde un dialogue entre mémoire et invention, autour d’un invité d’honneur : Mathias Kiss. Formé auprès des Compagnons, l’artiste détourne les savoir-faire décoratifs qu’il maîtrise – dorure, trompe-l’œil, marbre, ciels peints – pour créer un langage singulier où l’ornement devient matière conceptuelle. Ses Miroirs froissés et Ciels pixelisés réinventent la perception de l’espace, brouillant les frontières entre artisanat et sculpture, patrimoine et modernité. Exposé au Palais de Tokyo, au Musée des Arts Décoratifs ou au mudac de Lausanne, Kiss incarne cette tension féconde que la foire défend : faire du geste hérité un terrain d’expérimentation contemporaine.Trois expositions inédites prolongent cette réflexion. En collaboration avec la Galerie Artisyou, Abstraction française, l’élan d’après-guerre retrace un moment clé de la modernité : celui où Paris redevient foyer de création après 1945. L’exposition réunit les précurseurs Serge Charchoune, Alberto Magnelli ou André Masson, avant de suivre l’épanouissement de l’abstraction lyrique et informelle chez Gérard Schneider, Alfred Manessier, Camille Bryen, Huguette Arthur Bertrand, Jean Fautrier ou Marcelle Ferron. Une œuvre monumentale de Toshimitsu Imai évoque l’ouverture internationale du mouvement, tandis que Hans Hartung, Judith Reigl et Olivier Debré rappellent combien cette abstraction française sut se renouveler dans les décennies suivantes.Autre temps fort : Figures du silence – Portraits et paysages, présentée en collaboration avec la Chapelle de Clairefontaine et la Galerie baudoin lebon. L’exposition tisse un dialogue entre près de deux siècles d’images, depuis le célèbre entretien photographié par Nadar avec Chevreul en 1883 jusqu’aux explorations contemporaines de Valérie Belin, Tomas Van Houtryve ou Joel Peter Witkin. À travers ces œuvres issues des collections de la galerie, la foire anticipe le bicentenaire de la photographie et interroge son rapport à la vérité à l’heure de l’intelligence artificielle.Enfin, La Légion dans la peau révèle le regard de Victor Ferreira, ancien adjudant-chef de la Légion étrangère devenu photographe. Ses clichés consacrés aux tatouages de ses frères d’armes témoignent d’une mémoire inscrite dans la chair : appartenance, douleur, loyauté. Réalisées dans l’intimité des chambrées ou des terrains de saut, ses images abolissent toute mise en scène au profit d’une présence brute et fraternelle. Une conférence publique réunira l’artiste, Vincent Courcelle-Labrousse et plusieurs intervenants autour des thèmes du tatouage, de l’identité et de la mémoire corporelle. Les œuvres seront vendues au profit de Solidarité Légionnaire, en soutien aux anciens légionnaires blessés ou endeuillés. Visuels © : Mathias Kiss / ©Thomas Lannes ; Vues de l’édition 2024 / © GDR Précédent Suivant