AIA Life Designers : un hôpital en chanvre et matériaux biosourcés pour une construction durable en Moselle L’Hôpital Privé Terres de Moselle, actuellement en construction à Maizières-lès-Metz, vient d’être distingué lors des Journées de l’Architecture en Santé 2025 à Menton. Le jury, composé par l’Agence Nationale d’Appui à la Performance des établissements de santé et médico-sociaux (Anap) et le magazine Architecture hospitalière, a attribué au projet la mention “Prix du Jury”, saluant la cohérence architecturale, la performance environnementale et l’ambition programmatique portée par ELSAN et par le maître d’ouvrage Euryale. Conçu par le cabinet AIA Life Designers à l’issue d’un concours lancé en 2020, l’ensemble hospitalier de 50 000 m² réunit un programme complet : 350 lits et places, 24 salles de bloc opératoire, 26 spécialités médicales ainsi que des pôles d’excellence en oncologie, imagerie médicale, urgences et maternité.
Savoir-faire locaux : construire avec les ressources du territoire Construire avec les ressources du territoire n’est plus un geste marginal ni un simple retour aux traditions : c’est devenu un véritable mode opératoire pour une nouvelle génération d’agences qui organisent leur pratique autour de la matière locale.
Moon Safari imagine une Maison d’Accueil Spécialisée ancrée dans le territoire À Servières-le-Château, l’agence Moon Safari réinterprète la Maison d’Accueil Spécialisée comme un lieu profondément inscrit dans le paysage corrézien. Commandité par l’EPDA de la Corrèze, le projet accueille une centaine de résident·es présentant des polyhandicaps, des troubles du spectre autistique ou une forte perte d’autonomie. Ici, le fil conducteur de l’opération tient à une idée simple : construire à partir du territoire, avec ses matières, ses textures et ses savoir-faire.
Leopold Banchini Architects explore les architectures inconnues de Pantalica avec Asympta Avec Asympta, le studio Leopold Banchini Architects s’aventure dans une zone encore peu éclairée du site UNESCO Syracuse–Pantalica : celle des architectures vernaculaires qui ont pu exister dans la vallée de l’Anapo, mais dont il ne reste presque aucune trace. Si les 4 000 tombes creusées dans la roche renseignent sur les rituels funéraires antiques, elles ne disent rien ou presque des formes d’habitat, des façons de se protéger ou de s’abriter. C’est ce vide que le projet interroge en priorité, non pour le combler, mais pour révéler les ressources du territoire et les gestes constructifs qu’il peut encore inspirer.
Didea réinterprète une maison à 1 euro dans le centre historique de Sambuca di Sicilia À Sambuca di Sicilia, au cœur du centre historique, l’agence Didea transforme une ruine vernaculaire issue du programme des « Maisons à 1 euro » en résidence contemporaine. Derrière le caractère médiatique de l’opération, se dessine surtout un travail précis sur les savoir-faire locaux, les matériaux traditionnels et la réactivation du patrimoine bâti à l’échelle du village.
Ville régénérative : quand l’urbain doit rendre plus qu’il ne prélève La “ville durable” s’est construite sur une promesse de sobriété : réduire les consommations, limiter l’artificialisation, amortir les chocs climatiques. La ville régénérative déplace le curseur. Elle ne se contente plus de “moins dégrader” : elle vise un bilan positif, capable de restaurer des fonctions écologiques tout en répondant aux besoins d’habiter. Autrement dit, produire plus qu’elle ne consomme, au sens large : énergie, fraîcheur, infiltration, biodiversité, santé, qualité du sol.
Sumu Yakushima : produire plus que consommer, une architecture régénérative Sur l’île de Yakushima, au sud du Japon, le projet Sumu imaginé par Tsukasa Ono développe une approche architecturale qui dépasse la simple réduction d’impact environnemental. Implanté dans un site classé au patrimoine mondial, au cœur d’un territoire marqué par des forêts denses et des cèdres millénaires nourris par d’abondantes précipitations, le projet adopte une logique régénérative : non seulement limiter les dommages, mais améliorer activement l’environnement.
À Aix-en-Provence, Christophe Gulizzi affirme une ambition BEPOS pour le complexe sportif Henri-Michel Livré à l’automne 2024 route d’Apt, le complexe sportif Henri-Michel, conçu par Christophe Gulizzi Architecte après sa victoire au concours en 2019, s’inscrit dans une trajectoire clairement affichée : faire d’un équipement public de quartier un démonstrateur environnemental.