Sur la côte de l’île de Roatán, au Honduras, la Villa Pearl conçue par NG Architects s’inscrit dans un paysage caractérisé par la présence directe de la mer des Caraïbes et une topographie en pente. Le projet mobilise les principes du modernisme tropical à travers une architecture aux lignes épurées, pensée pour articuler protection climatique, ouverture visuelle et continuité spatiale. La composition s’appuie sur la géométrie du terrain afin d’inscrire la maison dans la continuité du relief et de valoriser les vues vers l’horizon marin.

En Corse, dans les Hautes-Alpes et sur la Côte d’Azur, Corinne Vezzoni développe trois villas guidées par une même approche : concevoir l’architecture à partir du site existant. Implantées dans des contextes géographiques contrastés, ces réalisations illustrent une démarche attentive aux topographies, aux paysages et aux ressources locales, où la construction s’inscrit dans la continuité du terrain plutôt que dans sa transformation.

À l’heure où les ressources foncières se raréfient et où les modes d’habiter évoluent, la micro-architecture s’impose comme un champ d’exploration à part entière pour les architectes. Tiny houses, refuges, pavillons expérimentaux ou cabanes contemporaines interrogent la capacité du projet architectural à produire une qualité d’usage dans une surface réduite. 

Conçu par Léo Brouel, Gauthier Cammas, Hugo Rubio et Seddik Lemcherfi, un collectif de jeunes architectes, basé à Montpellier, lauréat du Festival des Cabanes d’Annecy 2025. Le Carrier s’inscrit dans le champ de la micro-architecture tout en s’en distinguant par sa dimension très sensorielle. Pensé comme un monolithe issu de la carrière elle-même, le projet développe une architecture de refuge où la réduction de l’échelle sert avant tout à intensifier la relation entre matière, lumière et paysage.

Implantée en lisière des vignobles de Zlatý Roh, au-dessus du château de Devín en Slovaquie, la Cabin Devín conçue par Ark-Shelter et Archekta s’inscrit dans le champ de la micro-architecture par sa surface réduite de 20 m² et par l’intensité de la relation qu’elle établit avec son environnement. Pensée comme un refuge autonome, la construction privilégie une architecture compacte capable de produire une expérience spatiale élargie grâce à un dispositif d’ouverture permettant de prolonger les usages vers l’extérieur.

À l’occasion de son 30ᵉ anniversaire, Antrax IT organise THE HOT SPOT, un concours d’architecture consacré à la conception d’une tiny house de 22 m² destinée à s’implanter dans la Valle delle Fate, dans les Préalpes vénitiennes. En réunissant des agences d’architecture et de design invitées ainsi que des participants issus d’un appel ouvert, l’initiative s’inscrit dans le champ de la micro-architecture, envisagée ici comme un terrain d’expérimentation spatiale, constructive et environnementale.

Allonger plutôt que remplacer. Dans un contexte où la pression foncière, les contraintes environnementales et les coûts de construction redéfinissent les pratiques, l’extension s’impose comme une réponse pragmatique et stratégique. En France comme ailleurs en Europe, elle s’inscrit dans une logique de transformation du déjà-là, où l’existant devient la matière première du projet architectural.
Afficher plus

Book des Lauréats des MIAW

 
BOOKCOUVSTE 

d'architectures en kiosque

DA 325 COUV MAI2025SITE